

Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale
La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.
La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.
1- Déchiffrage
Identification des altérations
- Commencez par identifier les 3 bémols inscrites à la clé (sib, mib, lab) pour les visualiser sur le clavier du piano. Concluez que vous jouerez les notes de la gamme de mib, la travailler avec les doigtés suivants:

Mise en place de la partition.
- Automatisez la main droite (MD) des quatre premières mesures en respectant bien les doigtés et jouez-la en boucle.
- Automatisez la main gauche (MG) des quatre premières mesures en respectant bien les doigtés et jouez-la en boucle.
- Commencez la boucle avec les deux mains ensemble sur les quatre premières mesures de manière horizontale (voir la définition ci-dessus).
- Répétez la même opération pour les quatre mesures suivantes.
- Déchiffrez ensuite la MD de la troisième ligne et répétez-la jusqu’à l’automatisme.
- Automatisez la MG de cette troisième ligne et jouez les deux mains ensemble.
- Répétez la même opération jusqu’à la fin du morceau.
2- interprétation
tempo :
La main gauche (MG) à la noire servira de métronome dans ce morceau. La notion de tempo dans une valse est variable, mais en tant que support de la danse, une valse est généralement d’environ 120 pulsations par minute à la noire.
phasé :
La main gauche (MG) en légato sera une bonne option dans ce morceau. L’idéal serait de pouvoir maintenir la note de basse durant les deuxième et troisième temps. La main droite (MD) devra rester au maximum en légato tout au long du morceau pour donner l’impression d’une phrase qui ne s’arrête jamais.
A partir de la mesure 5 respectez les doigtés 5-3-1, le doigté 3 servira de pivot entre le 5 et le 1.

pedale :
Dans le cas d’une utilisation de la pédale de sustain (pédale de droite), en prévoir une par mesure, elle accentuera l’effet de légato.
nuances :
Beaucoup de phrases peuvent avoir les effets de nuance, il serait intéressant de faire des exercices pour comparer les options possibles. La notion de nuance intègre aussi la notion de dynamique et d’accent, certaines notes peuvent être accentuées et une section entière peut avoir une dynamique plus forte ou plus faible. Notez bien le crescendo entre la mesure 10 et 13.

3- improvisation
Il serait judicieux, si vous n’avez pas une grande expérience de l’improvisation sur des accords multiples, de composer une improvisation sur l’ensemble du morceau. Notez-la et répétez-la comme s’il s’agissait d’une improvisation naturelle.
gammes :
La gamme d’origine, avec trois bémols à la clé, est une gamme de mi bémol majeur. Elle peut également être considérée comme la gamme de do mineur. Cette gamme servira de base pour l’improvisation tout au long du morceau.
Le premier exercice consistera à jouer la gamme de mi bémol majeur à la main droite sur au moins trois octaves, en montant puis en descendant. Ensuite, nous essaierons de jouer la boucle de la main gauche de la première ligne tout en jouant cette gamme, afin de rendre les deux mains indépendantes. Il est clair que cet exercice est avant tout pédagogique et ne constitue pas une solution viable pour une improvisation réussie. En effet, de nombreuses notes jouées au début seront harmoniquement peu intéressantes en raison du caractère aléatoire de l’exercice.
Une fois cet exercice terminé, continuez à jouer la gamme de Mi♭ à la main droite en montant et en descendant de façon plus aléatoire.

Ensuite, répétez le même exercice pour la deuxième ligne de la main gauche, puis pour la troisième, et ainsi de suite. L’objectif est de pouvoir jouer cette gamme de manière totalement indépendante tout au long du morceau.
Dans un second temps, nous continuerons à jouer cette gamme en visant des notes choisies appartenant à l’accord sur le premier temps de chaque mesure, tout en intégrant des moments de silence et des variations rythmiques.
N’hésitez pas à expérimenter avec d’autres notes en dehors de cette gamme. L’ essai ou l’oreille sera la meilleure méthode pour faire vos choix.

Si vous souhaitez obtenir une improvisation avec une sonorité plus proche du jazz, vous devrez utiliser des approches chromatiques ou des doubles approches chromatiques pour vous rapprocher de la note visée. Cette note devrait être plus dissonante que les notes fondamentales de l’accord (tonique, tierce ou quinte).

phrasés :
Essayez d’abord des phrases courtes sans perdre la régularité de la main gauche, puis passez à des phrases plus longues avec des espaces de silence. Jouer des notes staccato dans un rythme aléatoire peut également être une option intéressante.
Les phrases comportant des approches chromatiques ou des décalages dans la mesure (retards, anticipations) apporteront des couleurs plus proches du jazz.

accords :
Il est possible de jouer les mélodies MD en octave pour donner plus de présence, ou de jouer des accords en utilisant les notes de la gamme ou les extensions.
Vous pouvez travailler ce chapitre en laissant votre main gauche jouer un seul accord en boucle, tandis que votre main droite joue des accords successifs, des arpèges montants ou descendants, jusqu’à mémoriser les accords de cette grille.

4- structure du morceau
introduction :
Une introduction n’est pas réellement nécessaire, mais elle est possible selon le bon désir de l’interprète.
theme :
Un ou deux thèmes sont possibles pour commencer. La structure du morceau fonctionnant comme une boucle, il doit être possible d’entrer dans la partie improvisation sans créer de rupture.
improvisation :
L’improvisation doit être construite avec deux ou trois idées basées sur la gamme proposée, travaillée lors des répétitions. Par exemple :
- Une première partie avec des phrases simples.
- Une deuxième partie avec des accords, des octaves, ou une idée personnelle originale.
Essayez de revenir à la première idée avec des phrases simples pour assurer la transition vers le retour au thème.
theme :
Retour au thème : 1 fois sera suffisant.
fin ou coda :
On doit généralement finir un morceau sur la tonalité de celui-ci. Ce morceau étant une boucle dont les dernières mesures ne sont pas conclusives, il faut trouver un autre endroit dans le morceau pour terminer sur l’accord de Mi♭, qui représente la tonalité. Cet accord de Mi♭ se trouve à la mesure 5 du morceau. Il faudra donc reprendre le morceau jusqu’à la cinquième mesure pour finir. Un ralentissement avant de l’atteindre serait une bonne option.