Méthode sur Rammang Rammang

Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale

La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.

La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.

1- Déchiffrage

Pour commencer, examinez l’ensemble de la partition afin de comprendre comment elle a été écrite.

On constate aisément que les notes de la main droite sont les mêmes que celles de la main gauche et dans le même renversement.

Commencez donc par plaquer les accords à trois sons jusqu’à la mesure 19.

Une fois que la position et les doigtés des deux mains seront bien intégrés, procédez à la mise en place de l’ordre des notes et du rythmes de la main gauche.

Puis commencez à synchroniser MD et MG pour trouver le système rythmique entre les deux mains.

Nous pouvons procéder de façon verticale ou horizontale pour synchroniser les deux mains. L’important sera de réaliser une musique « détendue », « qui coule bien ».

Maintenant, observons la main droite. Elle est en fait constituée de deux voix : une voix mélodique, qui définit une ligne mélodique sur plusieurs mesures, et une voix rythmique, qui donne un aspect chaloupé avec ses contretemps (seconde mélodie). Lorsqu’elle sont synchronisées avec la main gauche, cela doit créer un effet harmonieux.

Continuez à répéter cette section jusqu’à bien entendre les deux voix de la main droite, tout en gardant la main gauche régulière dans une nuance piano.

À partir de la mesure 18, nous aurons un mélange d’accords à trois et quatre sons. Le principe restera le même : définissez dans un premier temps les accords, ensuite les deux voix de la main droite. Enfin, synchronisez le tout jusqu’à obtenir une musique chaloupée et bien régulière. Les options d’interprétation seront définies dans le chapitre suivant.

Une fois que cette section est bien maîtrisée, reprenez depuis le début du morceau pour lier cette nouvelle partie avec la première section précédemment travaillée.

2- interprétation

tempo :

La main gauche, à la noire, servira de métronome dans ce morceau. Une légère variation du tempo sera possible au service de la voix mélodique de la main droite.

phasé :

La main gauche, jouée très légato ou un peu staccato, pourrait être une option intéressante pour ce morceau. La main droite, quant à elle, interprétera la mélodie avec une nuance légèrement plus forte que la main gauche.

pedale :

La pédale de sustain pourra être utilisée pour créer plus de liaisons dans la phrase mélodique. Cependant, il faudra systématiquement la relâcher à chaque changement d’harmonie pour éviter la superposition des accords et bien veiller, avec votre oreille, à ce qu’il n’y ait pas d’effet de confusion dans la main droite. Vous pouvez également la changer à chaque mesure pour une interprétation plus classique.

nuances :

En général, le morceau est composé dans une nuance mezzo-piano. C’est en jouant le morceau en entier que vous pourrez définir les zones qui doivent être interprétées dans une nuance plus forte ou plus faible, ainsi que les crescendos ou decrescendos pour y parvenir.

3- improvisation

gammes :

L’improvisation sur ce morceau peut s’avérer difficile pour un étudiant peu habitué à jouer avec une succession d’harmonies complexes. Cependant, pour ce morceau en particulier, je recommande d’essayer une improvisation en créant une autre mélodie simple, composée à l’oreille, en suivant le système utilisé dans la composition originale.

L’improvisation peut également consister à improviser sur la mélodie existante, en paraphrasant les notes, en en ajoutant ou en modifiant les durées ou les rythmes.

Il serait sans doute judicieux de composer cette nouvelle mélodie et de l’écrire pour pouvoir l’utiliser ultérieurement.

Il serait également intéressant d’utiliser les trois renversements pour varier les notes de la nouvelle mélodie. La composition originale commence par un accord de do majeur au premier renversement. Ainsi, pour donner une nouvelle sonorité à la mélodie que nous créons dans cette improvisation, nous pourrions commencer par un accord à la main droite au deuxième renversement ou à l’état fondamental.

phrases :

Gardez à l’esprit un phrasé très legato avec des silences en fin de phrase.

accords :

Il est possible de jouer les mélodies de la main droite à l’octave pour leur donner plus de présence, ou de jouer des accords basés sur les harmonies de la main gauche. Ces accords peuvent être composés des notes de base ou des accords et de leurs extensions.

Exemples: 1 3 5 7 ou 3 5 7 9 ou 5 7 9 11

Sur un accord mineur, nous choisirons la 11ème naturelle comme extension. Sur un accord majeur, nous choisirons la 11ème dièse comme extension pour éviter l’intervalle dissonant entre la tierce majeure et la 11ème naturelle. En effet, cet intervalle d’octave augmentée ou de neuvième mineure n’est pas harmonieux.

4- structure du morceau

introduction :

Plusieurs solutions sont possibles, la plus simple étant de jouer la main gauche (MG) pendant quelques mesures en utilisant la pédale pour créer une atmosphère sereine avant de commencer la main droite (MD) écrite.

theme :

Il est possible de jouer le thème une ou deux fois, selon votre choix, avec des variations dans l’interprétation.

improvisation :

L’improvisation doit être construite, avec deux ou trois idées travaillées lors des répétitions. Par exemple :

  • Une première partie (un thème) avec des phrases simples, des mélodies travaillées au préalable ou des pauses laissant la main gauche (MG) seule en pianissimo avec la pédale.
  • Une deuxième partie avec plus d’activité, des accords, etc.

Essayez de revenir à la première idée avec des phrases simples pour assurer la transition vers le retour au thème.

theme :

Retour au thème 1 seule fois.

fin ou coda :

Pour finir, jouez la première mesure du morceau en boucle en improvisant une mélodie très simple ou en reprenant la mélodie de la première mesure plusieurs fois. Il sera possible de ralentir et de faire un decrescendo régulier jusqu’à la fin.

Un accord final serait également une bonne solution.