
Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale
La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.
La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.
Accords de la main gauche
Un accord est constitué d’une tonique, d’une tierce, d’une quinte et d’une septième.

Notion de renversement

Notion de rythme ternaire (swing)

1- Déchiffrage
Commencer par apprendre les 3 accords de la main gauche de la 1er(C7), 2ème(F7) et 9ème(G7) mesure, les jouer en boucle sur des cycles de 4 temps.
Jouer à la MG les 12 premières mesures en respectant l’ ordre des accords et 4 temps par mesure. (métrique)
Travailler la main droite de la première mesure, la jouer en boucle en respectant la notion de ternaire et les doigtés.
Tenter la synchronisation MD + MG de la première mesure de façon verticale. (voir la définition ci dessus).
Travailler ensuite la MD de la mesures suivante (mesure 2) jusqu’à l’automatisme et la synchroniser avec la MG comme précédemment.
Faire de même pour les mesures 3 et 4.
Définir les mesures qui sont identiques déjà travaillées et mettre en place jusqu’à la fin de la mesure 8.
Procéder de la même façon pour aller jusqu’à la mesure 12.
- La deuxième partie du morceau est la même que la première en intégrant la notion d’anticipation des premiers temps (avec accents) pour donner plus de dynamique au phrasé.
2- interprétation
tempo :
La MG à la noire servira de métronome dans ce morceau, la variation du tempo ne sera pas une bonne idée.
phasé :
La MG un peu staccato pourrait être une option dans ce morceau, la MD doit être le plus dynamique possible notamment sur les anticipations et les fins de phrases en contretemps, ( croche entre 2 temps).
pedale :
L’ utilisation de la pédale de sustain n’est pas une bonne option dans ce morceau.
nuances :
Beaucoup de phrases peuvent avoir les effets de nuance, il serait intéressant de faire des exercices pour comparer les options possibles. La notion de nuance intègre aussi la notion de dynamique et d’accent, certaines notes peuvent être accentuées et une section entière peut avoir une dynamique plus forte ou plus faible.
3- improvisation
gammes :
ACCORD DE C7
C’est une gamme de do majeure avec une septième mineure (7) qui correspond à un SIb.
ACCORD DE F7
C’est une gamme de fa majeure avec une septième mineure (7) qui correspond à un MIb.
ACCORD DE G7
C’est une gamme de sol majeure avec une septième mineure (7) qui correspond à un FA bécart

La notion d’improvisation dans un blues de style jazz consiste à viser les notes de l’accord en utilisant des approches chromatiques. Cela peut se faire sous forme de mélodies ou d’arpèges d’accords, en croches ou en triolets.

Laissez la main gauche (MG) en boucle sur un cycle de 4 temps pour chaque accord (C7, F7, G7), tout en improvisant selon le principe décrit ci-dessus jusqu’à trouver une phrase qui fonctionne bien.
Ensuite, il sera possible de transposer cette phrase pour l’utiliser sur d’autres accords.

3- Il sera possible aussi de jouer d’autres notes que la gamme théorique, faire des essais sera la meilleure méthode pour leur choix, l’oreille restant la plus sure des solutions.
phrases :
Commencez par des phrases courtes sans perdre la régularité de la main gauche (MG) ni la grille d’accords d’origine. Ensuite, essayez des phrases plus longues avec des espaces de silence. L’utilisation de notes staccato dans un rythme aléatoire peut également être une option intéressante.
Les phrases débutant ou se terminant sur un contretemps seront particulièrement intéressantes dans le style jazz. Les phrases répétitives et décalées dans le temps sont aussi une excellente option.

accords :
Il est possible de jouer les mélodies MD en octave pour donner plus de présence, ou de jouer des accords en utilisant les notes de la gamme et les extensions. (1 – 3 – 5 – 7 – 9 – 11 – 13)

4- structure du morceau
introduction :
Plusieurs solutions, la plus simple étant de jouer directement le début de la partition, ou inventer un accord un peu dissonant sur G7 avant de commencer.
theme :
Il est possible de jouer le thème 1 fois ou 2 fois au choix.
improvisation :
L’improvisation doit être construite, avec 2 ou 3 idées qui ont été travaillées lors des répétitions, exemple :
Une première partie avec des phrases simples, une deuxieme partie avec des accords…. ext….
Essayer de retourner sur la première idée avec des phrases simples pour faire la liaison avec le retour au thème.
theme :
Retour au thème 1 fois ou 2.
fin ou coda :
Un accord de fin serait une bonne solution, sur l’accord de C7.