



Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale
La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.
La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.
1- Déchiffrage
Commencez par automatiser la main droite sur les 12 premières mesures. Profitez-en pour analyser les accords écrits sous forme chiffrée afin de comprendre la composition de chaque accord et les renversements utilisés. Cela vous permettra de comprendre que l’on garde un maximum de notes communes entre chaque accord. Jouez ces mesures en boucle jusqu’à ce que vous vous sentiez à l’aise.
Ensuite, travaillez la main gauche sur l’ensemble du morceau. Elle doit être expressive et raconter une histoire. La main gauche sera prioritaire par rapport à la main droite, car elle définit la mélodie, le rythme, les nuances et les phrasés de l’ensemble.
Maintenant, jouez les deux mains ensemble en essayant de jouer la main gauche sur une main droite automatique, de manière horizontale (voir définition ci-dessus). La mélodie doit être interprétée, et la main droite doit rester au service de cette interprétation.
2- interprétation
tempo :
Un tempo avec une noire à 67 correspond à un mouvement de ballade, pas trop lent. La main gauche décidera de l’évolution de ce tempo et des éventuelles accélérations ou ralentissements, qui seront de toute façon très légers. Ces variations doivent être interprétées comme des intentions plutôt que comme des changements clairement audibles.
phasé :
La main gauche, jouée très legato avec des accents aux points clés de la mélodie et une nuance plutôt plus forte que la main droite, sera une option intéressante.
La notion de phrase dans l’écriture d’une mélodie est représentée par une liaison qui part du début de la phrase et se poursuit jusqu’à la fin. Une intention de coupure ou de respiration entre les phrases doit être perceptible. (Ne pas confondre avec la liaison de répétition entre deux notes identiques, qui indique que la seconde note ne doit pas être répétée.)
La main droite, quant à elle, restera dans des séries de quatre accords successifs pour rythmer l’ensemble avec peu d’accent.

pedale :
La pédale de sustain pourra être utilisée pour créer un effet répétitif à la main droite jouée dans une nuance piano. Cependant, il faudra systématiquement la relâcher à chaque changement d’harmonie pour éviter la superposition des accords.
nuances :
Les jardins de Confucius, situés au cœur de la Chine, constituent un sanctuaire sacré où règne une atmosphère empreinte de profonde sérénité.
De manière générale, ce morceau est conçu pour présenter des nuances plutôt douces tout au long de la pièce. Il est possible de créer des effets de crescendo à différents moments de la mélodie, notamment à la main gauche, avant de revenir à des nuances plus calmes.
Par ailleurs, il serait envisageable de diminuer l’intensité à partir de la mesure 32 jusqu’à la fin, en ralentissant légèrement le tempo dans les quatre dernières mesures, afin de renforcer le sentiment de conclusion.
3- improvisation
gammes :
L’improvisation n’est pas indispensable dans ce morceau ; une pièce courte serait une bonne option.
Cependant, si vous souhaitez aborder la notion d’improvisation dans ce genre de ballade lente, il est important de conserver le sentiment de calme.
Une improvisation à la main gauche (MG) en conservant les accords de la main droite (MD) sera un exercice intéressant mais pas facile. L’option consistant à échanger le rôle de chaque main serait également intéressante : jouer les accords à la main gauche à la même hauteur que la MD originale et les notes de l’improvisation à la main droite.
Il est toujours possible de déterminer une gamme fonctionnant avec chaque accord, mais je préfère que vous vous concentriez sur les quatre notes constituant la main droite (MD) et que vous déterminiez le reste des notes de la gamme en utilisant votre oreille musicale.
Il est donc préférable d’improviser en utilisant votre oreille musicale pour composer une nouvelle mélodie dans le style de celle d’origine. Le principe de base reste d’anticiper la sonorité de l’ accord suivant pour guider votre improvisation, en visant une note bien choisie sur le premier temps de la mesure suivante.
L’improvisation peut également consister à paraphraser la mélodie existante, en ajoutant des notes, en modifiant les durées ou les rythmes.
phrases :
Commencez par essayer des phrases courtes ou des notes très longues (notes communes entre les accords), tout en maintenant la régularité de la main qui réalise les accords. Ensuite, tentez des phrases plus longues avec des silences. Utiliser des harmonies sous forme d’accords à quatre sons en arpège est une bonne idée pour créer une impression de légèreté et de mystère. Ces harmonies devront contenir les mêmes notes que celles jouées par la main gauche.
Décaler les phrases dans l’espace de la mesure apportera une touche plus moderne.
Écrire les phrases que vous trouvez sur un cahier sera une bonne idée pour deux raisons : d’une part, vous ne perdrez pas les idées trouvées, et d’autre part, écrire la musique vous aidera à mieux la lire.
D’autre part, il est toujours intéressant d’étudier les notes à l’origine de la variation dans l’harmonie pour choisir la note que l’on vise dans son improvisation.

accords :
Il est possible de jouer les mélodies à l’octave pour leur donner plus de présence, ou de jouer des mélodies harmonisées avec les notes de l’accord d’accompagnement.

4- structure du morceau
introduction :
L’introduction est déjà écrite sous la forme de la main droite jouant la série d’accords sur 12 mesures.
theme :
Il serait judicieux de jouer le thème une seule fois, puis de décider si vous optez pour l’improvisation ou si vous terminez le morceau à la fin du thème.
improvisation :
L’improvisation doit être construite sur l’ensemble du thème à sur la grille de 12 accords. Évitez de trop varier les idées ; cette improvisation doit conserver une ambiance relativement homogène du début à la fin pour créer une atmosphère unique.
- La première partie devrait inclure des phrases simples, des mélodies préalablement travaillées ou des notes longues, laissant la main jouer seule les accords en pianissimo avec la pédale.
- La deuxième partie, sur une autres suite d’accords de 12 mesures, pourrait introduire plus d’activité ou une mélodie harmonisée en accords, avant de revenir à la mélodie de départ.
Essayez de revenir à la première idée pour assurer la transition vers le retour au thème.
theme :
Retour au thème 1 seule fois sans jouer les 12 premières mesures.
fin ou coda :
Pour finir, jouez les dernières mesures de plus en plus librement, en ralentissant le tempo et en diminuant progressivement la nuance pour donner le sentiment de conclusion.
L’ accord final avec le point d’orgue est l’option la plus logique.