Méthode sur kuala

Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale

La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.

La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.

1- Déchiffrage

Commencez par automatiser la main gauche sur les trois harmonies de la première partie du morceau. Jouez-les en boucle jusqu’à ce que vous vous sentiez à l’aise.

Ensuite, travaillez la main gauche sur toute la première partie du morceau en respectant l’ordre des accords.

Maintenant, jouez la mélodie à la main droite pour cette première partie afin de bien l’entendre et, éventuellement, de la connaître par cœur.


Procédez de la même manière pour le reste du morceau : travaillez d’abord la main gauche, puis la main droite, et enfin les deux mains ensemble.

2- interprétation

tempo :

Un tempo avec une noire à 60 correspond à un mouvement de ballade lente et langoureuse. La main gauche, en jouant à la noire, servira de métronome sans être trop rigide. Une légère variation du tempo sera possible.

phasé :

La main gauche, jouée très legato, sera une option intéressante. La main droite, quant à elle, interprétera la mélodie avec une nuance légèrement plus forte que la main gauche, en jouant de manière assez libre.

pedale :

La pédale de sustain pourra être utilisée pour créer un effet répétitif à la main gauche jouée dans une nuance piano. Cependant, il faudra systématiquement la relâcher à chaque changement d’harmonie pour éviter la superposition des accords. Vous pouvez également la changer à chaque mesure pour une interprétation plus classique.

nuances :

De manière générale, le morceau est composé pour avoir une nuance pianissimo assez similaire tout au long du morceau. On pourra créer un effet de crescendo à la mesure 12 pour entrer dans la seconde partie avec une nuance plus soutenue jusqu’à la mesure 20, puis revenir à une nuance plus calme jusqu’à la fin. Il sera également possible de diminuer encore l’intensité à partir de la mesure 32 jusqu’à la fin, en ralentissant peut-être un peu dans les quatre dernières mesures pour donner un sentiment de conclusion.

3- improvisation

gammes :

L’improvisation n’est pas indispensable dans ce morceau ; une pièce courte serait une bonne option.

Cependant, si vous souhaitez aborder la notion d’improvisation dans ce genre de ballade lente, il est important de conserver le sentiment de calme.

Il est toujours possible de déterminer une gamme fonctionnant avec chaque accord, mais je préfère que vous vous concentriez sur les quatre notes constituant la main gauche (MG) et que vous déterminiez le reste des notes de la gamme en utilisant votre oreille musicale.

Il est donc préférable d’improviser en utilisant votre oreille musicale pour composer une nouvelle mélodie dans le style de celle d’origine. Le principe de base reste d’anticiper la sonorité de l’accord suivant pour guider votre improvisation, en visant une note bien choisie sur le premier temps de la mesure suivante.

L’improvisation peut également consister à paraphraser la mélodie existante, en ajoutant des notes, en modifiant les durées ou les rythmes.

phrases :

Commencez par essayer des phrases courtes ou des notes très longues (notes cummunes entre les accords), tout en maintenant la régularité de la main gauche. Ensuite, tentez des phrases plus longues avec des silences. Jouer des notes staccato dans un rythme aléatoire peut également être intéressant. Utiliser des harmonies sous forme d’accords à quatre sons en arpège est une bonne idée pour créer une impression de légèreté et de mystère. Ces harmonies devront contenir les mêmes notes que celles jouées par la main gauche.

Décaler les phrases dans l’espace de la mesure apportera une touche plus moderne.

accords :

Il est possible de jouer les mélodies de la main droite à l’octave pour leur donner plus de présence, ou de jouer des accords basés sur les harmonies de la main gauche ou des renversements de ces accords.

Exemples de renversements: 1 3 5 7 ou 3 5 7 1 ou 5 7 1 3

4- structure du morceau

introduction :

Plusieurs solutions sont possibles, la plus simple étant de jouer la main gauche (MG) en boucle sur les deux premières mesures en utilisant la pédale pour créer une atmosphère sereine avant de commencer la main droite (MD) écrite.

theme :

Il serait judicieux de jouer le thème une seule fois, puis de décider si vous optez pour l’improvisation ou si vous terminez le morceau à la fin du thème.

improvisation :

L’improvisation doit être construite sur l’ensemble du thème. Évitez de trop varier les idées ; cette improvisation doit conserver une ambiance relativement homogène du début à la fin pour créer une atmosphère unique.

  • La première partie devrait inclure des phrases simples, des mélodies préalablement travaillées ou des notes longues, laissant la main gauche (MG) jouer seule en pianissimo avec la pédale.
  • La deuxième partie, à partir de la mesure 13, pourrait introduire plus d’activité ou une mélodie en accords, avant de revenir à la mélodie de départ.

Essayez de revenir à la première idée pour assurer la transition vers le retour au thème.

theme :

Retour au thème 1 seule fois.

fin ou coda :

Pour finir, jouez les dernières mesures de plus en plus librement, en ralentissant le tempo et en diminuant progressivement la nuance pour donner le sentiment de conclusion.

Un accord final serait également une bonne solution.