


Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale
La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.
La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.
1- Déchiffrage
Identification des altérations
- Commencez par identifier les 6 bémols inscrites à la clé pour les visualiser sur le clavier du piano. Concluez que vous jouerez toutes les notes noires correspondantes. Apprendre l’ordre des bémols (si mi la ré sol do fa)
Automatisation de la main droite (MD)
- Automatisez la main droite (MD) des deux premières mesures et jouez-les en boucle (introduction). Ensuite, faites de même pour la partie A.
Synchronisation main droite et main gauche (MG)
- Commencez la boucle des deux mesures de la main gauche (MG) de la partie A et synchronisez la MD et la MG de l’ensemble de la partie A de manière horizontale (voir la définition ci-dessus).
Partie B à trois voix
- La partie B est composée de trois voix :
- La première voix, en haut de la clé de sol (noires pointées avec une hampe vers le haut), correspond à la mélodie.
- La deuxième voix est une série de croches qui rythment la mélodie sur la même clé de sol.
- La troisième voix correspond à l’accompagnement de la MG, identique à celui de la partie A, en clé de fa.
Mémorisation de la mélodie
- Jouez la mélodie de la MD sur 8 mesures en essayant de la mémoriser (utilisez un seul doigt pour commencer).
Intégration des croches
- Intégrez les croches de la deuxième voix en remarquant que la série de deux croches entre chaque note de la mélodie est identique. Jouez ces 8 mesures en boucle jusqu’à ce que cela devienne automatique.
Synchronisation des deux mains
- Jouez ensuite l’ensemble des deux mains en les synchronisant de manière horizontale.
Finalisation de la section B
- Utilisez la même méthode pour terminer la deuxième partie de la section B.
2- interprétation
tempo :
La MG à la noire servira de métronome dans ce morceau, la variation du tempo ne sera pas une bonne idée.
phasé :
La MG légato ou un peu staccato (mes 3 et 4 de A et MD de C) pourrait être une option dans ce morceau, la mélodie dans B doit ressortir, des notes courtes et accentuées serait une solution. La MG dans C peut aussi être mis en avant.
pedale :
Dans le cas d’une utilisation de la pédale de sustain (pédale de droite), en prévoir une par mesure, elle accentuera l’effet de légato.
nuances :
Beaucoup de phrases peuvent avoir les effets de nuance, il serait intéressant de faire des exercices pour comparer les options possibles. La notion de nuance intègre aussi la notion de dynamique et d’accent, certaines notes peuvent être accentuées et une section entière peut avoir une dynamique plus forte ou plus faible. Notez bien les accents de la mélodie dans la section B.

3- improvisation
gammes :
La gamme d’origine avec 6b à la clef est une gamme de SOLb majeure mais peut être vue aussi comme une gamme à 5 notes (pentatonique) de SOLb.

Jouez ces deux gammes en montant et en descendant sur plusieurs octaves, d’abord à la noire, puis à la croche. Vous pouvez également essayer une vélocité plus rapide, comme la double croche. Lorsque les doigtés deviennent automatiques, jouez avec la main gauche de manière horizontale et commencez à créer des phrases courtes ou des mélodies avec des couleurs asiatiques, que vous pourrez répéter.
N’hésitez pas à expérimenter avec d’autres notes en dehors de ces gammes. L’essai sera la meilleure méthode pour faire vos choix.
phrasés :
Essayez d’abord des phrases courtes sans perdre la régularité de la main gauche, puis passez à des phrases plus longues avec des espaces de silence. Jouer des notes staccato dans un rythme aléatoire peut également être une option intéressante.
Les phrases comportant des approches chromatiques ou des décalages dans la mesure apporteront des couleurs plus proches du jazz.

accords :
Il est possible de jouer les mélodies MD en octave pour donner plus de présence, ou de jouer des accords en utilisant les notes de la gamme.

4- structure du morceau
introduction :
Une introduction est déjà proposée, qui consiste à commencer avec la main droite seule. D’autres solutions sont également possibles, au choix de l’interprète.
theme :
La structure écrite est la suivante : Theme A deux fois puis thème B deux fois puis thème A une fois. La partie C étant réservée à la fin du morceau.
improvisation :
L’improvisation doit être construite, avec 2 ou 3 idées sur la gamme proposée travaillée lors des répétitions, exemple :
Une première partie avec des phrases simples, une deuxieme partie avec des accords ou des octaves… ext….
Essayer de retourner sur la première idée avec des phrases simples pour faire la liaison avec le retour au thème.
theme :
Retour au thème A une ou deux fois puis thème B deux fois et finir par le thème C.
fin ou coda :
Thème C peut être en ralentissant un peu.