


« Armée de terre cuite »
Découverte en 1974 près de Xi’an, l’Armée de terre cuite est l’un des sites archéologiques les plus impressionnants au monde. Composée de milliers de soldats, chevaux et chars en terre cuite, elle fut créée il y a plus de 2 200 ans pour accompagner l’empereur Qin Shi Huang dans l’au-delà.
Chaque statue, façonnée à la main, porte des détails réalistes : visages, armures et expressions uniques. Ces guerriers, alignés en formation de bataille, illustrent la puissance militaire et l’artisanat exceptionnel de la Chine ancienne.
Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale
La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.
La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.
1- Déchiffrage
Ce morceau, écrit en do majeur, se compose de deux parties distinctes. La première est le thème, dont l’écriture repose sur l’effet de rubato (liberté de rythme et de tempo) et sur un accompagnement de la main gauche au mouvement libre. La partition en propose ici la représentation la plus simple, laissant une grande place à l’interprétation personnelle. Ce thème est suivi d’une suite d’arpèges rapides formant un second thème, sans mélodie définie.
La première lecture de cet ensemble sera suivie d’une seconde, plus improvisée, où l’on repoussera encore les limites de la liberté dans l’exposition du thème et de son rubato, ainsi que dans l’expression de vitesse et de spontanéité de la seconde partie. Enfin, on reviendra vers le thème original pour conclure dans la tonalité de départ.
Toutes les altérations, correspondant aux changements d’harmonies du morceau, seront indiquées au fur et à mesure dans la partition.

Il faut aborder ce déchiffrage comme une improvisation sur le thème, en s’inspirant librement de la mélodie et des accords, sans tempo fixe (Rubato). La main gauche, par son jeu fluide et indicatif, guide le phrasé et enrichit l’harmonie, tout en laissant une grande liberté d’interprétation.

La seconde partie du morceau s’ouvre sur six mesures introductives, conçues pour créer une impression d’accélération progressive jusqu’au tempo de la section rapide en arpèges.
Cette partie repose sur un système répétitif : la main gauche alterne entre la tonique (Do), la quinte (Sol) et la tonique (Do), tandis que la main droite joue trois notes — Ré, Mi, Sol (seconde, tierce, quinte). Ensuite, la main droite enchaîne avec Do, Ré, Sol (tonique, seconde, quinte). Puis, la tonique change, conférant aux trois notes de la main droite, qui restent inchangées, une fonction harmonique de plus en plus riche et mystérieuse.
Voici la progression détaillée :
Main gauche : Do, Sol, Do Main droite : Do, Ré, Sol (1, 2, 5)
Main gauche : Si♭, Si♭ (majeur) Main droite : Do, Ré, Sol (9, 3, 13)
Main gauche : La, La (mineur) Main droite : Do, Ré, Sol (3, 11, 7)
Main gauche : La♭, La♭ (majeur) Main droite : Do, Ré, Sol (3, #11, Maj7)
Main gauche : Sol, Sol (accord sus4) Main droite : Do, Ré, Sol (sus4, 5, 1)
Main gauche : Sol, Sol (majeur) Main droite : Si, Ré, Sol (3, 5, 1) servant de 5eme degrés pour revenir vers le 1er degrés Do, début du morceau.
Ces arpèges doivent être exécutés le plus rapidement possible. La métrique de chaque mesure est assurée par le nombre de notes : ou 16 notes par mesure en doubles croches. 24 notes par mesure en triolets de doubles croches, ou 32 notes par mesure en triples croches.

Une fois l’automatisme des deux mains maîtrisé pour les arpèges rapides, vous pouvez commencer à assembler progressivement la partie rapide en adaptant la main gauche sur les fondamentales (MG) selon la progression détaillée. Cette étape vous conduira, à la mesure 35, au retour vers le premier thème.
Structure du morceau
Premier thème
Partie rapide 1
Premier thème plus improvisé
Partie rapide 1 plus improvisée
Partie rapide 2 (avec basse descendant jusqu’au Do)
Premier thème et FINE en DO majeure
2- interprétation
« Bingmayong » est une pièce composée en 2006, directement inspirée d’un voyage en Chine. Xi’an, ville historique et porte d’entrée vers l’Armée de terre cuite — l’un des sites archéologiques les plus impressionnants au monde —, a servi de source d’inspiration. Composée de milliers de soldats, chevaux et chars en terre cuite, cette armée symbolise la multitude d’êtres humains réunis pour la bataille. C’est cette image de foule en mouvement, organisée mais si nombreuse qu’aucun individu ne se distingue, qui a inspiré la partie rapide de la pièce. Les notes s’y déploient par vagues successives, comme une armée gigantesque en marche, où chaque élément participe à un flux collectif et puissant.
Ce morceau se veut l’expression musicale de cette sensation de mouvement, de multitude et de puissance. L’introduction en pose les prémices : un moment de calme qui annonce l’arrivée imminente de l’immense armée. La première, puis la seconde partie rapide incarnent ensuite la furie des déplacements, tandis que l’improvisation offre à l’interprète la liberté d’imaginer et de traduire ses propres émotions face à cette situation unique.
tempo :
Le rubato (de l’italien rubare, « voler ») est une technique d’interprétation musicale qui consiste à modifier librement et de manière expressive le tempo, une liberté rythmique évoquant le mouvement imprévisible d’une foule en marche comme les vagues successives de soldats. En résumé : le rubato, c’est l’art de « voler »
phrasé :
Dans le premier thème, donnez un phrasé très legato, avec une mélodie très simple et de petites envolées de notes aux deux mains.
Dans les parties rapides, donnez la priorité à faire entendre des vagues successives.
Le phrasé du thème doit rester legato, mais la mélodie doit se détacher avec plus d’intensité et de netteté par rapport aux notes d’accompagnement. La basse, elle, sera jouée tenue (legato) et un peu plus présente, afin de s’équilibrer harmonieusement avec la mélodie et les vagues de la main droite.
pédale :
L’utilisation de la pédale de sustain se révèle particulièrement précieuse dans ce morceau. Elle pourra donner une véritable épaisseur à l’ensemble si on la maintient assez longtemps. En revanche, prenez soin de ne jamais superposer deux harmonies différentes.
nuances :
La nuance ne se réduit pas à la seule intensité : elle inclut aussi la dynamique et l’accentuation. Dans le premier thème, il faut mettre en valeur la mélodie ; dans les parties rapides, créer des crescendos et decrescendos dans les vagues en accentuant les notes hautes et basses pour cadrer l’effet. Certaines notes peuvent être mises en relief, tandis qu’une section entière peut s’embraser ou, à l’inverse, s’adoucir.
3- improvisation
L’improvisation dans ce morceau consistera en une seconde interprétation du thème qui mettra encore plus en valeur le sens et l’encadrement de la mélodie de la première partie et l’aspect virtuose de la partie rapide en la transcendant.
Pas de gamme, pas d’exemple d’improvisation, pas de structure particuliére, seulement: Laissez-vous guider par votre inspiration.
Pour cet exercice, la mesure (nombre de temps par mesure), la métrique (nombre de mesures pour une même harmonie), le tempo et la durée des silences sont entièrement libres pour faire place à l’imagination. C’est le rubato.
4- structure du morceau
themes :
Premier thème
Partie rapide 1
Premier thème plus improvisé
Partie rapide 1 plus improvisée
Partie rapide 2 très improvisée aussi
Premier thème et FINE en DO majeure
fin ou coda :
L’interprète est libre de conclure selon son inspiration personnelle, pour une fin plus personnelle et expressive.