Méthode sur anda

Définition du Principe de Synchronisation Verticale ou Horizontale

La synchronisation verticale consiste à synchroniser la main droite (MD) et la main gauche (MG) en lisant les notes de manière verticale sur la partition.

La synchronisation horizontale, quant à elle, consiste à automatiser les mouvements des deux mains pour les jouer ensemble, sans se préoccuper de l’aspect vertical de la partition. Cette méthode présente l’avantage de faciliter l’interprétation et de permettre l’improvisation sur l’une des mains jouées de manière automatique.

1- Déchiffrage

Commencez par automatiser la main gauche sur les trois premières mesures. Jouez-les en boucle jusqu’à ce que vous soyez à l’aise.

Ensuite, travaillez la main droite sur les mêmes trois premières mesures.

Essayez de synchroniser les mains droite et gauche sur ces trois premières mesures de manière horizontale (voir la définition ci-dessus).

Procédez de la même manière pour le reste du morceau : travaillez d’abord la main gauche, puis la main droite, et enfin les deux mains ensemble.

Une fois qu’une section est bien maîtrisée, reprenez depuis le début du morceau pour lier cette nouvelle partie avec les sections précédemment travaillées.

2- interprétation

tempo :

La MG à la croche servira de métronome dans ce morceau, une légére variation du tempo sera possible.

phasé :

La main gauche, jouée très légato ou un peu staccato, pourrait être une option intéressante pour ce morceau. La main droite, quant à elle, interprétera la mélodie avec une nuance légèrement plus forte que la main gauche.

pedale :

La pédale de sustain pourra être utilisée pour créer un effet mystérieux à la main gauche, en jouant dans une nuance piano. Cependant, il faudra systématiquement la relâcher à chaque changement d’harmonie pour éviter la superposition des accords. Vous pouvez également la changer à chaque mesure pour une interprétation plus classique.

nuances :

De manière générale, le morceau est composé pour avoir une progression en crescendo entre la première mesure et la mesure 15, puis en decrescendo jusqu’à la fin, afin de suivre la mélodie montante et descendante. D’autres options sont également possibles en créant des variations de nuances selon l’inspiration du moment. Les notes d’anticipation entre les mesures 18 et 22 seront plus percutantes si elles sont jouées librement dans l’espace, mais en anticipation du premier temps de la mesure suivante.

3- improvisation

gammes :

L’improvisation dans ce morceau n’est pas facile pour un étudiant peu habitué à jouer avec de nombreuses harmonies successives. Vous pouvez suivre la grille des gammes associées à chaque harmonie, comme indiqué sur l’image suivante. Cependant, je recommande, dans le cas précis de ce morceau, de tenter une improvisation en créant une mélodie simple, composée à l’oreille, en suivant votre instinct et en jouant ce que vous aimeriez entendre, tout en anticipant la sonorité de l’accord suivant. Cet exercice n’est pas simple, mais il représente le but ultime de l’improvisation. Notez que le nombre de mesures pour chaque accord peut varier selon les phrases improvisées.

L’improvisation peut également consister à improviser sur la mélodie existante, en paraphrasant les notes, en en ajoutant ou en modifiant les durées ou les rythmes.

phrases :

Commencez par tenter des phrases courtes sans perdre la régularité de la main gauche. Le nombre de mesures pour chaque accord sera libre dans cet exercice. Ensuite, essayez des phrases plus longues avec des espaces de silence. Jouer des notes staccato dans un rythme aléatoire peut également être une option intéressante. Utiliser des harmonies sous forme d’accords à quatre sons en arpège est une bonne idée pour donner une impression de légèreté et de mystère.

Décaler les phrases dans l’espace de la mesure apportera une couleur plus moderne.

accords :

Il est possible de jouer les mélodies de la main droite à l’octave pour leur donner plus de présence, ou de jouer des accords basés sur les harmonies de la main gauche. Ces accords peuvent être composés des notes de base et de leurs extensions.

Exemples: 1 3 5 7 ou 3 5 7 9 ou 5 7 9 11

Sur un accord mineur, nous choisirons la 11ème naturelle comme extension. Sur un accord majeur, nous choisirons la 11ème dièse comme extension pour éviter l’intervalle dissonant entre la tierce majeure et la 11ème naturelle. En effet, cet intervalle d’octave augmentée ou de neuvième mineure n’est pas harmonieux.

4- structure du morceau

introduction :

Plusieurs solutions sont possibles, la plus simple étant de jouer la main gauche (MG) pendant quelques mesures en utilisant la pédale pour créer une atmosphère sereine avant de commencer la main droite (MD) écrite.

theme :

Il est possible de jouer le thème une ou deux fois, selon votre choix, avec des variations dans l’interprétation.

improvisation :

L’improvisation doit être construite, avec deux ou trois idées travaillées lors des répétitions. Par exemple :

  • Une première partie (un thème) avec des phrases simples, des mélodies travaillées au préalable ou des pauses laissant la main gauche (MG) seule en pianissimo avec la pédale.
  • Une deuxième partie avec plus d’activité, des accords, etc.

Essayez de revenir à la première idée avec des phrases simples pour assurer la transition vers le retour au thème.

theme :

Retour au thème 1 seule fois.

fin ou coda :

Pour finir, jouez la première mesure du morceau en boucle en improvisant une mélodie très simple ou en reprenant la mélodie de la première mesure plusieurs fois. Il sera possible de ralentir et de faire un decrescendo régulier jusqu’à la fin.

Un accord final serait également une bonne solution.